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L’épargne est-t-il négatif pour l’économie ?

L’épargne est-t-il négatif pour l’économie ?

L’épargne est perçue différemment par le grand public et les professionnels. Pour les non professionnels, elle représente un placement, sous différentes formes, qui peut aller du compte d’épargne au bien immobilier…

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Quant aux professionnels, c’est-à-dire les banques, les compagnies d’assurances, les établissements financiers…, ils la perçoivent comme des fonds à accumuler afin d’en tirer profit. Ainsi, ni les professionnels, ni le grand public n’a une raison de considérer ses impacts macroéconomiques, même si c’est important pour l’économie.

Une définition comptable de l’épargne

L’épargne est, d’après l’Insee, le solde du compte d’utilisation du gain disponible ou disponible ajusté. Pour les ménages, c’est le gain disponible réduit de la dépense de consommation, ou le revenu disponible ajusté réduit de la consommation finale réelle. Le placement des ménages et celui des entreprises sont traités sur le même niveau par la Comptabilité Nationale, et par ce biais, le traitement de leurs rentabilisations ; pourtant, ils sont séparés par une grande différence d’ordre économique. Ainsi, la définition comptable correspond au revenu disponible non utilisé de tous les agents économiques avant placement.

L’épargne monétaire

L’épargne dite monétaire est une portion de celle-ci prise au sens plus large que celui qu’on lui donne habituellement. L’épargne monétaire est celle déduite des bénéfices de l’activité de production. Dans le cas des échanges sur biens mobiliers ou immobiliers alimentant largement les financements d’épargne, les acquisitions seront un placement pour les uns, et les cessions seront une désépargne pour les autres.

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Ce n’est dont qu’un simple transfert de monnaie pour une transaction de patrimoine. La monnaie ne circule pas, l’épargne placée en banque n’est pas liquide et ne peut servir pour aucun investissement car elle est neutralisée par le système. Elle n’est que la référence ou la base de nouvelles créations monétaires, elle est dite morte.